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Auteur Fil de discussion: Remettre l’humain au centre du travail  (Lu 207 fois)
Yves
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« le: 16 Octobre 2016 à 08:30:51 »

Souffrance au travail : Remettre l’humain au centre du travail

Le péché originel est une doctrine de la théologie chrétienne qui décrit l'état dégradé de l'humanité depuis la Chute, c'est-à-dire la désobéissance d'Adam et Ève, premiers êtres humains créés par Dieu qui, selon le Livre de la Genèse, mangent le fruit défendu de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Elle affirme que la nature humaine a été blessée, ou corrompue par cette faute originelle et que tout être humain se trouve en état de péché du seul fait qu'il relève de la postérité d'Adam. On parle parfois de « premier péché », « péché d'Adam » ou encore « péché de nos premiers parents ».

Le travail est un mandat confié par Dieu à l’homme (Genèse 1 et 2) mais, à cause de la chute, le travail est devenu pénible (Genèse 3)

L’homme est donc plus que tout ce qu’il crée et ce qu’il fait (productions, institutions, systèmes) : sa valeur transcende celle de son travail.

En conséquence :
• Le premier fondement de la valeur du travail est l’homme lui-même.
• Le travail ne peut avoir plus de dignité que celui qui l’exécute : une personne.
• Le but de tout travail exécuté par l’homme, quel que puisse être ce travail, doit toujours être l’homme lui-même.
• L’homme et la valeur de son travail ne se réduisent pas à la sphère économique et à la satisfaction des « besoins » matériels.

AU PLAN ETHIQUE :

Nous ne pouvons pas accepter que :
- le travail soit une force anonyme nécessaire à la production (il faut soustraire le travail de la condition de « marchandises ») ;
- que l’homme soit traité comme un instrument, comme un facteur de production parmi d’autres (les autres étant les machines, les bâtiments, les matières premières…).

Redisons-le encore : L’homme doit être traité selon la vraie dignité de son travail, c’est-à-dire comme acteur et auteur, comme but de toute production.

AU PLAN IDEOLOGIQUE :

Le libéralisme est un système centré sur lui-même qui, souvent, oublie sa fin : l’homme, le service de l’homme.

La « loi du marché » avec son vocabulaire – productivité, efficacité, performance, rendement, profitabilité, compétitivité… – s’élève au dessus de tout et de tous les principes éthiques : qu’en pensons-nous ? Que pensons-nous de la loi du plus fort, du plus efficace, d’une loi, celle du marché, qui s’impose comme inévitable, incontournable ?

Les injustices créés contiennent des semences de violence et donc de déstabilisation profonde à long terme : la « démocratie », en tant que système politique, est en danger quand elle n’est plus fondée sur des valeurs justes.

Ajoutons encore :
- « la capacité d’acheter ne peut être un critère de dignité » ;
- « la dignité humaine est indépendante des conditions sociales. »

- La dignité humaine implique le respect et, conséquemment, la solidarité . On ne traite pas les hommes comme des animaux.

De nos jours, je constate au quotidien…

Les pratiques de harcèlement ont évolué avec les procès retentissants qui s’annoncent. Des juristes conseillent les harceleurs en leur donnant les règles pour ne pas se faire attraper « par la patrouille » notamment avec des pseudo mesures qui brillent mais ne servent à rien du type : téléphone vert, questionnaire QVT, formation « burn out », j’en passe et des meilleures.

On ne placardise plus de façon abrupte, on culpabilise, on dénigre, on place le salarié en situation d’échec par l’aliénation du travail, sa surcharge, la polyvalence avec ses interruptions permanentes, des reportings à répétition, le traçage de l’activité, l’absence d’autonomie, l’intelligence mise au placard, et le pompom un joli système qualité pour bien entendu se couvrir de tout ça…

De là, la peur s’installe, on se regarde, on se méfie des autres, on savonne la planche de son collègue en lui assurant qu’il peut compter sur vous…l’individualisme s’installe, le collectif et le sens disparaissent.

Ce système ne peut pas perdurer. Un jour les consciences s’éveilleront et le bon sens finira par revenir. Mais d’ici là combien de drames, de morts dans l’indifférence générale ?

Certains métiers tirent la sonnette d’alarme (La poste, hôpitaux, pôle emploi, mairies, etc…) mais leurs cris semblent se perdre dans le flot de l’actualité quotidienne…

Mais bon…
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